Longue-vue HORIZON 80 ED

Je cherchais depuis un petit moment un instrument nomade et polyvalent pour l’observation de la nature et du ciel étoilé. Mon choix s’est porté sur la longue vue commercialisée par Telescope Service, l’Horizon 80 ED.

Petite présentation :

Prise en main :

La prise en main de cette longue-vue est très agréable. Elle est protégée par un revêtement en caoutchouc adhérent de bonne facture. Le poids est très correct avec seulement 1,4 kg sans la sacoche de protection.  Le capuchon d’objectif est rattaché au corps du pare-soleil et le sabot de fixation est au pas standard Kodak. L’oculaire-zoom est protégé par cylindre métallique pour les transports. L’étui-housse aurait, quant à lui, mérité un peu plus de mousse pour protéger efficacement la longue-vue.

Premières observations :

L’Horizon 80 ED dispose d’un renvoi coudé à 40° et d’un collier rotatif de 360° qui facilitent grandement l’observation  ! Dès les premiers objets pointés à 20x, c’est la qualité optique qui est frappante. Les verres ED et le traitement multicouches y sont sans doute pour quelque chose. Le contraste des couleurs et leurs neutralités sont excellents. L’image est nette, même en bord de champs. La mise au point se fait par une molette facile d’accès. On pourrait cependant lui reprocher d’être un peu sensible pour un réglage fin. L’oculaire-zoom offre une image très bonne à 30x et 40x et un vrai confort d’utilisation avec son œilleton caoutchouté. L’image devient un peu moins plaisante à 60x avec la réduction de luminosité. Enfin, il est à noter que le dégagement oculaire est suffisant (15-18mm) pour les porteurs de lunettes 😉

L’observation sur le ciel :

L’horizon 80 ED se défend très bien en observation nocturne. Sur la Lune, même à 60x, l’aberration chromatique est négligeable ! Les premières impressions en observation diurne se confirment avec une image nette jusqu’aux bords du champ de vision. Autre point positif, cette longue-vue ornithologique est utilisable dans des conditions d’humidité importante, le corps est étanche et rempli d’azote, ce qui évite à la lentille frontale le dépôt de buée.

Un peu de photo :

L’Horizon 80 ED permet de recevoir une bague d’adaptation pour la digiscopie. Les résultats en digiscopie sont tout à fait satisfaisants. Les tests ont volontairement été menés avec un ciel fortement nuageux. Les grossissements sont les suivants 20x, 30x, 40x et 60x.

30x

20x

60x

Bilan :

L’Horizon 80 ED présente un très bon rapport qualité/prix et de bonnes performances optiques, de quoi prendre du plaisir aussi bien en ornithologie qu’en astronomie !

Construction d’un observatoire avec coupole Sirius

Voici quelques images de la construction de mon observatoire avec une coupole de 2.30m du fabricant australien « Sirius Observatories ».

Après la délimitation des fondations, j’ai en premier lieu coulé un pied colonne de béton armé de 0.4m de diamètre, ancré à 0.8m de profondeur. Ensuite, pour couler la dalle, j’ai réalisé un coffrage circulaire et coulé 1.5m3 de béton désolidarisé du pied colonne. J’en profite d’ailleurs pour remercier mon voisin, Gérard, de sa précieuse aide ! La suite des opérations est assez simple, montage des murs et de la coupole en moins de 2 heures !

Après quelques mois d’utilisation, voici ce que je peux dire de cette installation :

Les avantages de la coupole Sirius Les inconvénients
- Une installation très rapide, et facile.
- Un bon rapport qualité/prix.
- Plaisir de laisser une installation en "poste fixe".
- Une excellente protection des lumières parasites et du vent.
- Nécessite une ventilation permanente, si non condensation importante.
- Une porte d'entrée assez fragile et pas très étanche ;-(
- Une ouverture du cimier assez petite.
- Une dimension limite pour un télescope supérieur à 300mm de diamètre.
- Une motorisation obligatoire en imagerie... pour éviter de bouger la coupole manuellement toutes les 10 minutes !

Depuis, je suis revenu à un observatoire à toit coulissant, moins visible dans le paysage et plus simple à gérer pour ce qui est de l’asservissement !

Test d’un objectif Carl Zeiss Sonnar 135mm f/2,8

Je cherchais un téléobjectif en 100 et 300mm à un prix abordable et présentant une bonne qualité optique. Pour moins de 150 euros, je me suis dirigé vers un Zeiss Sonnar 135mm ouvert @2,8. Cet objectif à 5 lentilles initialement destiné à la photographie argentique est nettement plus abordable que son petit frère le 135mm @1,8 destiné au DSLR… à plus de 1000 euros ! L’objectif présente globalement une très bonne qualité de construction. Voici ses caractéristiques :

Composition5 éléments dans 4 groupes
Champ angulaire18°
Minimum de focalisation1,60 m
Ouverturesf/2,8 à f/22
Filtre55 mm
Poids585 g.
Dimensions68,5 x 93 mm

Associé à un boîtier numérique au format APN-C, on obtient un téléobjectif de 216mm. Une bague d’adaptation est nécessaire pour convertir la monture Contax/Yashica vers Eos. Avec cette bague, il est utilisable en mode M ou AV, le diaphragme ainsi que la mise au point se font manuellement.

L’adaptation à une caméra CCD est nettement plus problématique puisqu’il n’existe pas de bague d’adaptation C/Y vers M42. Il n’y a plus que la solution du bricolage ou de la réalisation d’une bague sur mesure par un tourneur.

Il est bon de noter, qu’au format APN-C, le vignettage est quasi inexistant dans la gamme d’ouverture du téléobjectif. Ici les tests sont réalisés avec un Canon 300D. L’aberration chromatique est également tout à fait maîtrisée.

Vérification de la collimation des optiques :

Les tests montrent un excellent piqué au centre de l’image comme en bord de champ. Cliquez sur l’image pour obtenir l’image originale en pleine résolution. Réduction des 4 coins (Canon 300 D, 120s de pose à f/2.8. Soustraction du dark. Pas de flat. Réduction avec Prism v6) :

Conclusion :

Un excellent objectif tant pour une utilisation diurne que nocturne. Côté astronomie, cet objectif peut se révéler intéressant pour une surveillance du ciel en grand champ : étoiles variables, novae… Pour aller plus loin, voici un petit document PDF.

 

Construction d’un dobson 200 à F/6

Partir en vacances et en famille avec un télescope n’est pas toujours simple, c’est pourquoi j’ai fait le choix de me construire un petit dobson 200 à f/6. Voici une petite description en image de l’instrument :

Démonté, le télescope est une boîte de 36 x 34 cm en CP de 15 mm. La cage du secondaire se positionne au-dessus du primaire. Les tourillons se logent sous le primaire.

Les mouvements sont à friction sur les deux axes : roulements à billes pour l’azimut et patins en téflon pour la hauteur.

La cage du secondaire dispose d’un porte oculaire à cabestan en 50.8mm équipé d’une bague de réduction 31.75mm amovible. Le chercheur est un pointeur Orion EZ Finder II, remarquable par sa légèreté. Le serrurier est assuré par des tiges d’aluminium en U. Le barillet est un Orion Optics.

Les optiques sont d’origine taiwanaises, achetées chez Telescope Service. Sans être exceptionnelle, la qualité optique est plutôt bonne.

Une chaussette pour un télescope…

PC, caméra IP, switch… génèrent de la lumière dans l’observatoire ! Protéger le T400 des lumières parasites devenait indispensable. 2m2 de toile cirée, achetée chez Mondial Tissus, ont fait l’affaire. Cette toile présente plusieurs avantages :

  • son intérieur est constitué d’un Jersey noir mat qui rigidifie l’ensemble de la chaussette du télescope.
  • l’extérieur est recouvert d’une toile plastifiée noire brillante. Le tout est légèrement élastique et résiste à la couture d’une bande Velcro.
  • enfin dernier avantage, son prix défie toute concurrence… 10€ (au 05/2009).

Le Jersey absorbe efficacement la lumière parasite et la bande Velcro facilite l’accès au tube serrurier et au réglage des optiques.