Cadran solaire sculpté

Après avoir construit un cadran solaire en bois il y a bientôt 20 ans, je me suis décidé à faire sculpter un cadran solaire méridional en pierre calcaire massive pour l’installer sur le pignon de la grange de ma maison de campagne.

J’ai fait appel à un artiste sculpteur, Xavier Rodriguez, pour réaliser le tracer horaire calculé à l’aide du logiciel shadows de François Blateyron. L’équation du temps est représentée par la courbe en huit qui chevauche la ligne de midi. 7 arcs diurnes ont été gravés sur le cadran.

Pour ce qui est de la devise positionnée en haut du cadran, HORA SIT OPTIMA OMNIBUS, on peut la traduire de la manière suivante : « Que cette heure soit la meilleure pour tous ».

Pour passer de l’heure légale à l’heure solaire vraie, il convient de : 

  • prendre en compte l’heure d’hiver ou d’été : ajouter 1 heure en hiver ou 2 heures en été ;
  • prendre en compte la longitude du lieu : négative à l’Ouest du méridien de Greenwich, et positive à l’Est. Elle sera exprimée en heures, minutes et secondes à raison de 1h pour 15° ;
  • prendre en compte l’équation du temps due à l’ellipticité de l’orbite terrestre et l’obliquité de l’écliptique :

Test de l’objectif Leica Telyt-R 180 apo

Je voulais savoir si mon objectif Leica Telyt 180 apo ouvert à f/3.4 pouvait convenir pour la  l’astrophotographie 😉

Petite présentation en images sur une NJP Temma 2 :

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L’image obtenue donne un champ gigantesque de 11.46° par 7.64° ! Ici, l’image de M13 en 10 minutes de pose permet d’atteindre la magnitude de 14.5.

La réduction des 4 coins montre pourtant la limite de l’objectif en pleine ouverture, la correction n’étant pas complète sur tout le champ !

Vérification faite de la collimation.

Vérification de la courbure de l’image, tout à fait convenable.

Image de M8 et M20. Lien vers l’image en pleine résolution.

Bilan :

Voici un objectif de bonne qualité qui offre un champ extraordinaire sur une Sbig STL 11K. Dommage que la correction ne soit pas optimum à F/3.4.

Longue-vue HORIZON 80 ED

Je cherchais depuis un petit moment un instrument nomade et polyvalent pour l’observation de la nature et du ciel étoilé. Mon choix s’est porté sur la longue vue commercialisée par Telescope Service, l’Horizon 80 ED.

Petite présentation :

Prise en main :

La prise en main de cette longue-vue est très agréable. Elle est protégée par un revêtement en caoutchouc adhérent de bonne facture. Le poids est très correct avec seulement 1,4 kg sans la sacoche de protection.  Le capuchon d’objectif est rattaché au corps du pare-soleil et le sabot de fixation est au pas standard Kodak. L’oculaire-zoom est protégé par cylindre métallique pour les transports. L’étui-housse aurait, quant à lui, mérité un peu plus de mousse pour protéger efficacement la longue-vue.

Premières observations :

L’Horizon 80 ED dispose d’un renvoi coudé à 40° et d’un collier rotatif de 360° qui facilitent grandement l’observation  ! Dès les premiers objets pointés à 20x, c’est la qualité optique qui est frappante. Les verres ED et le traitement multicouches y sont sans doute pour quelque chose. Le contraste des couleurs et leurs neutralités sont excellents. L’image est nette, même en bord de champs. La mise au point se fait par une molette facile d’accès. On pourrait cependant lui reprocher d’être un peu sensible pour un réglage fin. L’oculaire-zoom offre une image très bonne à 30x et 40x et un vrai confort d’utilisation avec son œilleton caoutchouté. L’image devient un peu moins plaisante à 60x avec la réduction de luminosité. Enfin, il est à noter que le dégagement oculaire est suffisant (15-18mm) pour les porteurs de lunettes 😉

L’observation sur le ciel :

L’horizon 80 ED se défend très bien en observation nocturne. Sur la Lune, même à 60x, l’aberration chromatique est négligeable ! Les premières impressions en observation diurne se confirment avec une image nette jusqu’aux bords du champ de vision. Autre point positif, cette longue-vue ornithologique est utilisable dans des conditions d’humidité importante, le corps est étanche et rempli d’azote, ce qui évite à la lentille frontale le dépôt de buée.

Un peu de photo :

L’Horizon 80 ED permet de recevoir une bague d’adaptation pour la digiscopie. Les résultats en digiscopie sont tout à fait satisfaisants. Les tests ont volontairement été menés avec un ciel fortement nuageux. Les grossissements sont les suivants 20x, 30x, 40x et 60x.

30x

20x

60x

Bilan :

L’Horizon 80 ED présente un très bon rapport qualité/prix et de bonnes performances optiques, de quoi prendre du plaisir aussi bien en ornithologie qu’en astronomie !

Construction d’un observatoire avec coupole Sirius

Voici quelques images de la construction de mon observatoire avec une coupole de 2.30m du fabricant australien « Sirius Observatories ».

Après la délimitation des fondations, j’ai en premier lieu coulé un pied colonne de béton armé de 0.4m de diamètre, ancré à 0.8m de profondeur. Ensuite, pour couler la dalle, j’ai réalisé un coffrage circulaire et coulé 1.5m3 de béton désolidarisé du pied colonne. J’en profite d’ailleurs pour remercier mon voisin, Gérard, de sa précieuse aide ! La suite des opérations est assez simple, montage des murs et de la coupole en moins de 2 heures !

Après quelques mois d’utilisation, voici ce que je peux dire de cette installation :

Les avantages de la coupole Sirius Les inconvénients
- Une installation très rapide, et facile.
- Un bon rapport qualité/prix.
- Plaisir de laisser une installation en "poste fixe".
- Une excellente protection des lumières parasites et du vent.
- Nécessite une ventilation permanente, si non condensation importante.
- Une porte d'entrée assez fragile et pas très étanche ;-(
- Une ouverture du cimier assez petite.
- Une dimension limite pour un télescope supérieur à 300mm de diamètre.
- Une motorisation obligatoire en imagerie... pour éviter de bouger la coupole manuellement toutes les 10 minutes !

Depuis, je suis revenu à un observatoire à toit coulissant, moins visible dans le paysage et plus simple à gérer pour ce qui est de l’asservissement !